Un malaise a interrompu un procès attendu depuis six ans. Vendredi à 9 heures, devant le tribunal de Béziers, le policier Guillaume L., 39 ans, poursuivi pour homicide involontaire dans la mort de Mohamed Gabsi, s’est effondré après quinze minutes d’interrogatoire. Tombé brutalement, il s’est frappé la tête contre un meuble et a dû être hospitalisé. L’audience est renvoyée au 5 février 2027.
Pour la famille et les proches de Mohamed Gabsi, ce renvoi repousse encore une réponse attendue depuis longtemps. Mohamed Gabsi est décédé le 8 avril 2020 à la suite d’un contrôle de police, alors qu’il circulait dans le centre-ville de Béziers en plein couvre-feu lié à la pandémie de Covid-19. Guillaume L. a toujours nié avoir posé son genou sur la nuque de la victime, défavorablement connue des services de police.
À Sérignan, une autre affaire judiciaire a bouleversé une vie. Ce 26 octobre, peu avant 20 heures, un homme d’une trentaine d’années a reçu plusieurs coups de couteau dans un appartement où un ami l’hébergeait avec son père. Grièvement blessé aux côtes et à l’abdomen, il a été touché aux mains en se défendant. Évacué vers le CHU de Montpellier dans un état d’urgence absolue, il a survécu à une agression d’une violence rare.
Le parquet de Béziers a confirmé ce samedi l’ouverture d’une information judiciaire pour « tentative de meurtre » et la mise en examen de l’auteur présumé. Pour le père de la victime, hébergé avec lui chez le même ami au moment des faits, le quotidien bascule du jour au lendemain.
À Perpignan, c’est une affaire d’une tout autre nature qui a abouti devant le tribunal. Un homme de 36 ans avait été interpellé il y a un mois au centre hospitalier pour avoir imposé des actes sexuels à une patiente sédatée âgée de 96 ans. Après avoir demandé en septembre un délai pour préparer sa défense, il a refusé d’être extrait de la prison pour comparaître ce vendredi. Multirécidiviste, il a été jugé et condamné en son absence à trois ans de prison. « J’ai des pulsions, surtout envers les femmes de plus de 40 ans », avait-il confié aux enquêteurs.
Du côté du Gard, l’été 2026 et ses conditions climatiques difficiles continuent de peser sur la vie des agriculteurs. Face à leurs difficultés, l’État a renforcé son soutien. Un plan exceptionnel de plus de 1 milliard d’euros a été débloqué pour les agriculteurs lourdement touchés, et l’enveloppe dédiée au Gard, initialement de 1,65 M€, vient d’être portée à 2 013 485 €. Les aides aux agriculteurs récemment installés ont été révisées et les critères d’éligibilité élargis, un répit pour des exploitations mises à mal par la météo.
À Béziers, la ville tourne déjà la page des fêtes d’automne pour se tourner vers Noël. Ce 20 octobre, la municipalité a commencé à installer ses immenses décorations de fin d’année, en investissant plusieurs dizaines de milliers d’euros, sans toutefois souhaiter s’exprimer sur le coût total du projet. « Nous nous y sommes pris à l’avance car nous prévoyons quelque chose d’assez monumental. Nous avons décidé de préparer Noël pendant la période d’Halloween car après le 31, cette fête est terminée, tandis que la période des fêtes de fin d’année commence en décembre et se poursuit jusqu’au début du mois de janvier, avec deux semaines de vacances scolaires à ce moment-là », a rappelé samedi Marion Salvaire-Fugagnoli, directrice déléguée culture et événements. Le 28 novembre, tout sera opérationnel : les installations de Noël seront inaugurées à 17 h 30, et la crèche présentée en mairie à 19 h 30.
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